Biologie

3.  LA LARVE

Développement larvaire de Oedaleus senegalensis (d'après M. LAUNOIS, 1978a).

I-V : stades larvaires successifs.

La larve passe par plusieurs stades au cours de son développement. La mue intermédiaire qui a lieu juste après l'éclosion donne naissance à une larve de 1er stade. Elle est considérée comme une vraie mue. Il y a ensuite 4 à 8 stades selon les espèces, le sexe, les conditions de croissance. Le milieu du développement larvaire est marqué par un événement important : le retournement des ébauches alaires ou ptérothèques. La pointe de celles-ci est d'abord dirigée vers le bas, puis ensuite vers le haut. Cette étape est un point de repère très utile de mi-développement. Elle intervient entre le 3e et le 4e stade dans le cas d'un développement à 5 stades, entre le 2e et le 3e dans le cas d'un développement à 4 stades. La durée totale du développement larvaire varie de 18 jours à plus de 8 mois, selon les espèces et les conditions d'environnement.

Le nombre de stades larvaires n'est pas toujours connu avec certitude sauf pour les ravageurs les plus importants comme Nomadacris septemfasciata, Locusta migratoria, Schistocerca gregaria. Pour les autres espèces, on peut se contenter de noter quatre étapes de développement :
  – 1 : juste après l'éclosion,
  – 2 : larves jeunes après le premier stade, avant le retournement des ébauches alaires,
  – 3 : larves âgées après le retournement des ébauches alaires et avant le dernier stade,
  – 4 : larves de dernier stade, avant la mue imaginale, reconnaissables à la forme des ébauches alaires.

Les étapes 1 et 4 correspondent chacune à un seul stade mais les étapes 2 et 3 peuvent en regrouper plusieurs.

Développement de l'œil gauche de Nomadacris septemfasciata en phase solitaire (d'après G.F. BURNETT, 1951).

1-7, stades larvaires successifs,
A : adultes.

La ligne verticale représente 1 mm et donne l'échelle pour les femelles. À chaque mue le nombre de stries oculaires s'accroit d'une unité. Le cinquième stade présente une stne supplémentaire le long du bord antérieur de l'œil.

Pour muer, la larve s'accroche tête en bas sur une branche ou une feuille. L'ancienne cuticule se rompt au niveau de la nuque. La larve à demi sortie de son ancienne cuticule se retourne ensuite sur le support et s'immobilise tête en haut, contractant rythmiquement son abdomen pour accroître son volume corporel grâce aux sacs trachéens et à une redistribution de l'hémolymphe dans le corps, avant le durcissement rapide des nouveaux téguments.

 
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