Taxonomie

4.  LES CLÉS DE DÉTERMINATION


Les clés de détermination permettent d'identifier avec précision les espèces. Ceci suppose la reconnaissance préalable des caractères sélectifs propres à l'embranchement, la classe, l'ordre, la famille, le genre, avant de parvenir à l'espèce.

Les clés de détermination offrent une succession dichotomique d'alternatives touchant certains caractères discriminants. Le choix porte sur une ou deux modalités. Les clés permettent de cerner progressivement l'identité de l'échantillon en respectant la hiérarchie systématique. Lorsqu'un nom est attribué à l'échantillon, il est prudent d'en vérifier la détermination en comparant l'exemplaire à un modèle déposé dans une collection de référence, une illustration ou une description précise de l'espèce.

Il existe des clés de détermination pour les différents groupes zoologiques et à chaque niveau taxonomique : clés des ordres, des familles, des genres, des espèces.

Extrait d'une clé de détermination de quelques genres appartenant à la famille des Pyrgomorphidae (d'après V.M. DIRSH,1965).

Le prospecteur considère en premier lieu le caractère 1 (4) et se reporte au caractère complémentaire 4 (1). S'il se trouve dans le premier cas, il se réfère ensuite au 2 (3) puis 3 (2) ou au contraire à 5 (6) ou 6 (5)... et ceci jusqu'à aboutir au nom de genre. Le procédé est le même pour identifier les espèces ou les variétés.

  • –  1 (4) Bord antérieur du pronotum constituant un large collier couvrant les parties postérieure et inférieure de la bouche.
  • –  2 (3) Eperons du tibia postérieur plus longs que le segment basal du tarse. Fémur mésothoracique mince et fortement allongé, aussi long ou plus long que la tête et le pronotum réunis. Le lobe basal inférieur du fémur postérieur plus court que le lobe supérieur.

TENUITARSUS
  • –  3 (2) Eperons du tibia postérieur plus courts que le segment basal du tarse. Fémur mésothoracique court, beaucoup plus court que la tête et le pronotum réunis. Lobe basal inférieur du fémur postérieur plus long que le lobe supérieur.
CHROTOGONUS
  • –  4 (1) Bord antérieur du prosternum ne couvrant pas les parties postérieures et inférieures de la bouche.
  • –  5 (6) Bases des antennes situées en avant des ocelles latéraux.
ATRACTOMORPHA
  • –  6 (5) Bases des antennes situées en arrière des ocelles latéraux.
  • –  7 (8) Partie dorsale du pronotum entièrement couverte de dents et de tubercules.
PHYMATEUS
  • –  8 (7) Partie dorsale du pronotum lisse ou finement granuleuse.
  • –  9 (10) Premier tergite abdominal possédant un tubercule glandulaire.
ZONOCERUS
  • –  10 (9) Premier tergite abdominal sans tubercule glandulaire.
  • –  11 (12) Antennes épaisses, filiformes.
POEKILOCERUS
  • –  12 (11) Antennes comprimées et légèrement élargies dans leur partie basale.
  • –  13 (14) Carènes du protonum distinctes. Bords antérieurs des lobes latéraux du protonum sinueux.
PYRGOMORPHA
  • –  14 (13) Carènes latérales du pronotum peu marquées. Bords inférieurs des lobes latéraux du pronotum droits et obliques.
 
© Cirad 2007 • Nous contacter